Avertir le moderateur Les blogs du Téléthon sont hébergés par blogSpirit Téléthon 2015 header

l'AFM-téléthon nous donne les résultats de l'essai RESILIENT et conforte l'intérêt de l'IRM pour diagnostiquer les myopathies inflammatoires

L'AFM-Téléthon nous informe régulièrement des dernières avancées scientifiques des Myopathies inflammatoires. Aujourd'hui elle nous donne les résultats de l'essai RESILIENT sur le Bimagrumab et nous fait part d'une nouvelle étude qui conforte l'IRM comme une aide diagnostique pour différencier les types de Myopathies inflammatoires.

 

- Myosites : les résultats de l’essai RESILIENT sont parus !

Initié en 2013, l’essai clinique destiné à évaluer le bimagrumab dans la myosite à inclusions a livré ses résultats définitifs et ils sont décevants.

 

- Myosites : l’intérêt de l’IRM conforté

Une étude australienne confirme le potentiel de l’imagerie par résonance magnétique pour le diagnostic des différents types de myopathies inflammatoires.

 

 - Myosites : les résultats de l’essai RESILIENT sont parus !

Initié en 2013, l’essai clinique destiné à évaluer le bimagrumab dans la myosite à inclusions a livré ses résultats définitifs et ils sont décevants.

 

Le bimagrumab (ou BYM338) est un anticorps dirigé contre le récepteur de la myostatine, une protéine sécrétée par le muscle et qui inhibe sa croissance. Le bimagrumab s’oppose à cet effet inhibiteur. Ses effets prometteurs dans la myosite à inclusions avaient permis le lancement, à l’automne 2013, d’un essai de phase II/III de grande ampleur nommé RESILIENT.

Mené dans 10 pays dont la France, il a inclus 251 participants atteints de myosite à inclusions. Ils ont été répartis en quatre groupes : trois ont reçu une fois par mois du bimagrumab en intraveineux à différentes doses (10, 3 ou 1 mg/kg) et le quatrième groupe, un placebo.

 

Des muscles plus gros mais pas plus forts

Parus en septembre 2019, les résultats de l’essai RESILIENT font état d’une bonne tolérance du bimugrumab au terme d’une année de traitement. L’autoévaluation (par les participants) de la progression de leur maladie et de leurs fonctions physiques a donné de meilleurs résultats pour le groupe traité par 10 mg/kg de bimagrumab que pour les autres groupes. Aux doses de 3 et de 10 mg/kg, le candidat médicament a également entrainé une augmentation significative de la masse musculaire totale, alors même qu’elle a diminué chez les autres participants.

Néanmoins, ces effets positifs n’ont pas été associés à une amélioration de la fonction musculaire. La force du quadriceps, un muscle de la cuisse, s’est détériorée tout au long de l’étude pour tous les participants. De même, la force des muscles de la main, la fréquence des chutes ou encore la déglutition ont évolué de façon similaire dans les quatre groupes. La distance parcourue au test de 6 minutes de marche, critère principal d’efficacité du bimugrumab choisi par les investigateurs, s’est avérée également décevante. Néanmoins, la question de la pertinence de ce test pour évaluer un médicament dans la myosite à inclusions est posée dans un éditorial paru dans la même revue que les résultats de l’essai RESILIENT.

 

Comprendre, pour mieux réussir

L’auteur de cet éditorial rappelle que les performances de marche sont influencées par de nombreux paramètres autres que la force musculaire des jambes : la respiration, le fonctionnement du cœur, la forme physique le jour du test… Ce même éditorial évoque également d’autres hypothèses pour expliquer l’échec du bimagrumab. L’altération de la croissance et de la régénération musculaires ne serait pas le seul mécanisme en cause dans la myosite à inclusions. D’autres facteurs interviendraient, notamment le stress cellulaire. Une piste de traitement pourrait dès lors consister à associer un médicament à action anti-myostatine (comme le bimagrumab) pour favoriser la croissance musculaire, à d’autres molécules actives sur le stress cellulaire.

 

 

-

Myosites : l’intérêt de l’IRM conforté

Une étude australienne confirme le potentiel de l’imagerie par résonance magnétique pour le diagnostic des différents types de myopathies inflammatoires.

 

Il existe différentes myopathies inflammatoires (ou myosites) : dermatomyosite, myosite à inclusions, myopathie nécrosante auto-immune... Face à des symptômes évocateurs, le diagnostic de myosite et la détermination de son type repose sur la recherche d’auto-anticorps dans le sang et sur l’analyse de la biopsie musculaire. Cette dernière ne retrouve néanmoins pas toujours des anomalies caractéristiques : elle s’avère faussement « négative » dans 10 à 45% des cas.

 

Une aide utile

Examen non invasif, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) musculaire pourrait aider à démêler le vrai du faux, comme le confirme une nouvelle étude. Menée en Australie, elle a consisté à analyser de façon rétrospective les IRM musculaires de 68 personnes atteintes de différents types de myosites et de 8 personnes indemnes de myosites,

Les résultats de cette étude confirment que des anomalies musculaires sont bien visibles à l’IRM de façon précoce. Ils mettent également en évidence des profils radiologiques différents selon le type de myosite, ce qui pourrait aider à les différencier.

La myopathie nécrosante auto-immune provoque ainsi un œdème, une atrophie et un remplacement du muscle par du tissu graisseux sévère et extensif au niveau des membres inférieurs. La dermatomyosite et la polymyosite se caractérisent par une atteinte plus marquée des muscles du bassin et des adducteurs. La myosite à inclusions, quant à elle se singularise, par une atteinte importante des muscles de la partie antérieure de la cuisse, qui se stabilise ou progresse au fil des IRM. Les lésions musculaires s’améliorent au contraire avec le temps dans les autres myosites chez certaines personnes et pourraient donc être réversibles.

 

Article AFM : - Myosites : les résultats de l’essai RESILIENT sont parus !

                   - Myosites : l’intérêt de l’IRM conforté

Écrire un commentaire

Optionnel